SHIRAZ, la cité des poètes et des roses
Bienvenue à Shiraz, la cité des poètes et des roses, Shirâz, ses monuments,
ses philosophes, ses guerriers, ses bourgeons et ses fleurs.
La seule mention du nom de Shiraz évoque chez les Iraniens tout un art de
vivre, présent nulle part ailleurs, produit d'une civilisation millénaire.
Shiraz est une oasis de verdure et de culture dans le désert ; c'est la ville
des roses, des rossignols, de l'amour ; mais plus que tout, c'est la ville
des poètes, de Saadi et de Hâfez. La popularité de Hâfez est telle que ses
vers, qui suscitent soupirs, émerveillements et pleurs, sont passés presque
au rang de proverbes et rares sont les personnes qui n'en connaissent pas 1
ou 2 citations pour chaque circonstance de la vie.
" Salut Shirâz ! Cité incomparable ! Le ciel te défende de tout danger :
Mille et Mille louanges à ce pays que la lumière céleste et gratifié de tant
de splendeurs... ô pèlerins de l'Amour, venez à Shirâz et l'Amour, si votre
coeur l'implore, vous comblera de tous ses dons " (Hafiz)
" Imagine-toi la rose, tu deviendras la rose ; si tu veux le rossignol
inconstant, tu deviens le rossignol. Tu es la particule, la vérité est dans
le Tout. Et si tu penses un jour le Tout, toi aussi tu deviendras le Tout "
(JAMI, poète soufi XVè siècle)
" Le vin de Shirâz est fort cordial et stomacal, excellent aux convalescents
" (CHARDIN)
Cité " blottie dans des vergers er rafraîchie par cinq rivières" (IBN BATTUTA
- 1330)
Les grenades sont si grosses " que certaines ont la grosseur d'une tête de
nouveau-né " (CHARDIN)
La cité, mille et une fois chantée par les poètes, autrefois oasis de vivre et de culture a
sauvegardé du lustre de ses jardins d'antan. Elle nous rafraîchit avec ses palmiers, ses grosses
oranges plein les arbres.
PERSEPOLIS, OU TAKHT-E JAMSHID,
"haut-lieu" (518 av.J.C.) ,
NAQSH-E-RADJAB
NAQSH-E-ROSTAM ( 300 ap. J.C.)
Shirâz est la capitale de Fars
située au coeur de l'Iran d'où provient le nom de la langue fârsi.
Cité historique, elle fut capitale au XVIIIè siècle, sous le règne de Karim Khân Zend et elle
a su conserver des quartiers typiquement anciens, bâtis de briques crues, modernisés avec
intelligence.
Shirâz, à 895 km au sud de Téhéran, est située sur un plateau encerclé de deux montagnes se
faisant face. Le climat est doux et la population accueillante. C'est la plus "douce" des villes,
disent les Iraniens : si elle a su s'entourer des plus agréables vignobles, il est vrai qu'elle
demeure pour les habitants la ville de deux de leurs meilleurs poètes.
Les tombeaux d'Hâfez et de Saadi y sont tout aussi vénérés que s'ils étaient les mausolées d'un Imam.
Le mausolée de Saadi (cf photo) : un jardin fleuri précède un hommage que les Iraniens ont voulu somptueux.
Saadi (1184-1292). Le "sage de Shiraz", après une vie d'aventures, où il fut un instant prisonnier des
Croisés, devait faire naître en lui, la fleur même d'une poésie divine.
"Tes jardins sont nombreux, tes vergers sans limite, tes palais montent jusqu'aux cieux..."
Le mausolée d'Hâfez (cf photo). A Shiraz devait se retirer également Hâfez, mort en 1393 ; la ferveur
populaire qui l'entourait a placé son tombeau dans un jardin fleuri et planté de cyprès.