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PERSEPOLIS, OU TAKHT-E JAMSHID, "haut-lieu" (518 av.J.C.)

La référence en matière de ruines monumentales, aves ses bas-reliefs célèbres faisant revivre, six siècles av.J.C., cavaliers scythes et délégations du roi Crésus.

Le site de Persepolis

Il y a ce que l'histoire raconte, ce que les archéologues découvrent et imaginent et puis il y a ce qui demeure, ce qui est présent à notre regard, provoquant notre admiration.
A l'aurore, tout est rosé et couleur de miel.
La plaine (qui compte tant dans le décor de Persépolis) a la transparence lointaine que lui donne la sécheresse de l'air pur. Puis les personnages plaqués à la pierre se détachent pour entrer dans la pleine lumière solaire.

L'escalier monumental

L'escalier monumental

Persépolis n'était ni une cité administrative comme Pasargades ni un sanctuaire comme l'Acropole des Athéniens, mais un lieu conçu et destiné à la célébration des festivités du Nouvel an (Nô Rouz).

Son immense terrasse de treize hectares de superficie se présente comme une vaste scène de théâtre dont la toile de fond serait la montagne et la salle une plaine étalée à perte de vue (Marvdacht).

Gardes armes de lances
Ecriture ancienne

Et, c'est bien aussi ce souvenir en constante permanence, qui fait de Persépolis un lieu si différent de tous les autres...L'histoire, les convoitises, les heures de gloire - l'incendie d'Alexandre qui commença dans la salle des Cent Colonnes, et dont ici se réalisait l'implacable vengeance - la destruction acharnée des Arabes après la conquête de l'Iran, ne pouvaient se terminer que dans l'oubli protecteur des sables du désert.

Medes

Et voici, gravés, modelés dans la pierre, les Mèdes chargés de leurs coupes d'argent, les Babyloniens porteurs de vases remplis d'or, les Lydiens et leur orfèvrerie, les Cappadociens dans leurs vêtements brodés, les Arachosiens et leurs chameaux, les Egyptiens, les Indiens, les Scythes, les Ethiopiens, tous porteurs de présents... Ce sont les archers, l'armée ordonnée des soldats de Darius, figés dans une immortalité qu'ils assuraient déjà de leur vivant. L'une des portes conduisant au tipylon nous montre le roi DARIUS suivi d'un serviteur tenant un parasol,

Le roi Darius
le grand Darius, l'Achéménide, dans toute sa gravité, ses cheveux soigneusement relevés en bouclettes frisées, sa lèvre légèrement ourlée qui esquisse un sourire divin.

"Moi, Darius le Grand Roi, le Roi des Rois, le roi des pays, le roi sur cette terre... En cet emplacement où cette forteresse a été construite, là, auparavant, aucune forteresse n'avait été construite. Par la grâce d'Ahura-Mazdâ, cette forteresse-ci, moi je l'ai construite ainsi qu'était le dessein d'Ahura-Mazdâ..."
(Inscription sur la base du mur de soutènement de la terrasse de Persépolis)



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