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Romans, Autobiographies

Titre de l'ouvrage
Auteur(s)
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Fantasmes
Amir Hossein Rouhi
Prendre l'imaginaire comme tremplin. Non seulement le point de chute couvre une large surface sociale : il en facilite aussi l'exploration. A travers les personnages et à la lumière de leur destinée, l'Iran et les Iraniens seront passés au peigne fin, tout au long du siècle que nous venons de franchir. Le point de vue varie de la perspective générale à la vision fragmentaire en passant par l'autopsie des détails. Comment faire autrement pour qui exige de se tenir à égale distance des dépliants touristiques et de l'histoire classique, pleins d'erreurs et de malentendus ? Amine, l'étudiant en médecine et futur médecin de campagne, Jean, l'Iranien au pseudonyme français parce que vivant en France afin de suivre son étrange destinée, et enfin le couple Zary-Mir Khan, autant de guides qui conduiront le lecteur dans les angles les plus invisibles, les recoins les plus insoupçonnés d'un pays et d'un peuple.
Amir Hossein Rouhi est né à Téhéran (Iran) en 1926. Après avoir obtenu son doctorat de pharmacie à Téhéran, il a vécu en France de 1950 à 1958. Durant ces années, il a effectué un doctorat de biochimie à la Sorbonne, puis a travaillé à l'Institut Pasteur de paris, en tant que chercheur pendant 5 ans. A son retour en Iran, il a dirigé des laboratoires d'analyses médicales dans différents établissements privés et publics à Téhéran et il a fondé en 1975 l'Institut pour la recherche des plantes médicinales et industrielles de l'Iran. Il vit actuellement à Téhéran. Il écrit aussi bien en persan qu'en français.
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Enterré vivant
Sadeq Hedayat
RÉSUME :
Le narrateur du livre (publié pour la 1ère fois à Téhéran en 1930) souffre d'avoir trop vécu et finit par se consumer lentement.
SADEQ HEDAYAT est né à Téhéran le 17 février 1903. Il s'est suicidé à Paris (qu'il a aimé) le 10 avril 1951 .Ses restes reposent dans "L'enclos musulman" du Cimetière du Père-Lachaise. Le grand romancier iranien repose sous un marbre noir, en forme pyramidale irrégulière. Un arbre déploie son feuillage au-dessus de lui.
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L'Abîme et autres récits
Sadeq Hedayat
" Pratiquer le non-agir et tout restera dans l'ordre " : voilà la seule certitude de l'écrivain iranien Sadeq Hedayat (1903-1951), converti au bouddhisme. Tel est le sens des nouvelles recueillies dans l'Abîme, qui aurait aussi bien pu s'intituler la Méprise. Naître et vouloir vivre, c'est la double méprise qui nous gouverne. Les personnages de Hedayat pataugent dans le malentendu. L'un se croit trahi, abandonne femme et enfant ; l'autre s'éprend d'un mannequin en porcelaine ; un troisième se tue par superstition, par dépit et défi; le dernier se précipite au rendez-vous avec sa maîtresse, mais se retrouve à visiter seul un cimetière. L'homme - Hedayat ne se lasse pas de le répéter - est un " enterré vivant " auquel on a crié : "Va-t'en et meurs. " Seule la mort le rappellera à sa vérité première. Tant qu'il erre sur les confins de l'existence, il n'entend que la ritournelle de la méprise.
Dira-t-on de Sadeq Hedayat qu'il est un maniaque du morbide, qu'il n'écrit que sur la mort et pour les morts ? Il répondra : " Si sévèrement que les gens me jugent, ils ne savent pas que je me suis déjà jugé avec encore plus de sévérité, ils se moquent de moi et ignorent que je me moque d'eux encore plus. Je déteste et le lecteur et moi-même. "
Roland Jaccard

Les autres écrits du livre sont :
- La Chambre Noire
- Le Mannequin Derrière le Rideau
- Les Masques
- Le Miroir Brisé
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Les chants d'Omar Khayam
Sadeq Hedayat
Il y a peu d'oeuvres qui soient, autant que les quatrains d'Omar Khayam, admirées, rejetées, haïes, falsifiées, calomniées, condamnées, disséquées, et qui atteignent une renommée universelle, en restant pourtant méconnues. Sadegh Hedayat s'est découvert très jeune des affinités avec cette oeuvre et s'est proposé de faire découvrir à ses contemporains " l'homme et sa pensée à travers une poignée de quatrains en langue persane attribués à Khayam mathématicien et astronome des 5ème et 6ème siècles de l'Hégire (vers 1050-1123 ap.J.C.)". De plus, il s'est fait le lecteur critique des auteurs qui avaient entrepris, avant lui, d'analyser les quatrains (Edward G. Browne, F. Woepk, Brockelmann, Edward Fitzgerald, Nathan Heskell Dole, Nicolas Whinifield, E. Herson Alen, Veder, Charles Grolleau, Von Shack, etc), des éditeurs qui les avaient fait lire : pour Hedayat, la plupart se sont fourvoyés, les 1ers en lui attribuant des réflexions ou des idées contradictoires révélant par là leur totale méconnaissance de l'oeuvre, les 2nds en éditant, sous son nom, des quatrains dont il ne pouvait être l'auteur. C'est cette édition critique des Chants de Khayam, à laquelle il travailla en 1923, âgé de 20 ans, qui est donnée à lire ici dans une traduction de M.F. Farzaneh pour le texte et Jean Malaplate pour les Chants. Depuis la publication de Rencontres avec Sadegh Hedayat de M.F. Farzaneh, la personnalité et la pensée de l'auteur de La chouette aveugle nous sont mieux connues : il est, derrière un chef d(oeuvre singulier, sans pareil, une forêt à explorer, et l'intérêt 1er de cette nouvelle publication est e nous faire découvrir, à travers sa lecture des quatrains, la philosophie personnelle de l'écrivain. Car si Khayam s'était trouvé empêché de mettre ses idées en pratique, s'il avait préféré revêtir le masque de l'homme de science respecté, Hedayat s'était, lui, fait un devoir de rechercher cette parfaire adéquation entre sa vie quotidienne et sa pensée. Lorsqu'il rend hommage à son maître persan, Hedayat est un jeune homme qui possède déjà sa propre vision du monde et sa propre culture, celle-ci considérablement étendue. dans le Téhéran du début du siècle, les livres étrangers sont pourtant rares, et en dehors de la Bibliothèque de Prêts de l'Alliance Française et de l'Ecole Saint-Louis, tout contact avec la civilisation occidentale s'avérait utopique. Hedayat utilisera donc tous les faibles moyens qui sont à sa disposition pour connaître ce que la société iranienne contemporaine contribue à rendre plus " étranger " encore aux jeunes gens de sa génération : la culture de la Perse et de l'Iran ancien d'une part, la création occidentale d'autre part, véritable laboratoire duquel sortait, de loin en loin, des oeuvres iconoclastes, peu respectueuses des formes passées, et qui répondaient parfaitement au besoin qu'avait alors l'écrivain iranien de s'affranchir des pesanteurs ancestrales.
Sadegh Hedayat a entrepris, à partir d'un choix de quatrains d'Omar Khayam, un travail rigoureux, méthodique qui tranche avec les habitudes des hommes de lettres iraniens : en tant qu'essai, Les Chants ont suscité un très grand intérêt dans les milieux intellectuels iraniens et ont fait école. La traduction que M.F.Farzaneh et Jean Malaplate en ont donnée devrait contribuer à mieux faire connaître en France l'oeuvre du poète persan, comme elle permettre de confirmer la place, l'une des 1ères, de l'écrivain iranien parmi les novateurs du XXè siècle.
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Un jardin à Téhéran. Une enfance dans la Perse d'avant-hier
Shusha Guppy
A la sortie de ce livre en Angleterre (1988), la critique a évoqué Tchekov - un Tchekov dans la manière persane. Le récit, qui conte avec saveur l'enfance puis l'adolescence d'une gamine dans une vieille maison traditionnelle de Téhéran, à une époque - l'après-guerre - où se conjuguaient encore tolérance et religiosité, a des accents de paradis perdu. Un témoignage vécu qui révèle, mieux qu'aucun essai savant, le malentendu pathétique sur lequel se fonde la prétendue "révolution" islamique, et qui s'insurge de toutes ses forces contre les puissances de l'oubli.
"Une fête ! Une admirable galerie de portraits - brossés par l'admirable Shusha Guppy..." EDNA O'BRIEN
"Un livre rare, singulier, qui nous conte une histoire elle-même singulière, et qui le fait en y mettant l'émotion la plus vraie." ANITA BROOKNER
"Savoir, sagesse, humour, courage, et une verve qui toujours fait mouche : telles sont les composantes de ce livre, dont on sort merveilleusement grisé." PATRICK LEIGH FERMOR
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Sauver Ispahan
Jean-Christophe Rufin
Ispahan, 1721. La capitale de la perse est au faîte de sa splendeur et de son raffinement : mais de lourdes menaces s'accumulent autour d'elle. Jean-Baptiste Poncet a trouvé refuge dans cette ville heureuse où il exerce son métier d'apothicaire, en compagnie de sa femme Alix et de leurs enfants. 20 ans ont passé depuis les aventures contées dans L'Abyssin. L'arrivée en ville d'un mystérieux inconnu va rompre la vie paisible de Jean-Baptiste et le précipiter , à la recherche d'un ami menacé, dans un périple aventureux vers le Caucase, les steppes de l'Oural, jusqu'aux redoutables khanats de l'Asie centrale.
pendant ce temps, Ispahan assiégée tente de résister aux coups e ses ennemis afghans. Alix et sa fille Saba prennent une part décisive dans cet événement. Au cours de cet ultime assaut, vont se nouer tous les fils d'une intrigue foisonnante : on retrouve tout au long du livre la vivacité, la tendresse et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin. Derrière ce grand récit d'aventures, se dessine une réflexion profonde sur les pouvoirs de l'imaginaire. Sauver Ispahan est en effet l'histoire d'un mensonge qui prend vie. Ce mensonge créateur est le sujet même du livre. Comme le dit un personnage : " La vérité n' est pas pour les hommes. Quand bien même ils prétendent la découvrir ou la préserver, elle ne leur appartient jamais tout à fait. Tandis qu'un mensonge ! Voilà qui fait de chacun de nous l'égal de dieux. Pourquoi croyez-vous que nous autres Persans plaçons si haut les conteurs et les poètes ? "
Jean-Christophe Rufin, né en 1952, médecin, voyageur, est auteur de plusieurs essais consacrés à l'action humanitaire et au tiers-monde. Il a publié, en 1997, L'Abyssin, prix Goncourt du 1er roman, prix Méditerranée, traduit en 14 langues.
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Les milles et une nuits
Traduction d'Antoine Galland
"Bon Dieu ! ma soeur, dit alors Dinardzade que votre conte est merveilleux !
- La suite est encore plus surprenante, répondit Scheherazade, et vous en tomberiez d'accord, si le sultan voulait me laisser vivre encore aujourd'hui et me donner la permission de vous raconter la nuit prochaine." Schahriar, qui avait écouté Scheherazade avec plaisir, dit en lui-même : "j'attendrai jusqu'à demain ; je la ferai toujours bien mourir quand j'aurai entendu la fin de son conte."
Première nuit
"...Je me suis acquis le titre glorieux de silencieux. C'est ainsi qu'on m'appelle pour me distinguer de 6 frères que j'ai eus. C'est le fruit que j'ai tiré de ma philosophie; enfin, cette vertu fait toute ma gloire et mon bonheur. - J'ai bien de la joie, me dit le calife en souriant, qu'on vous ait donné un titre dont vous faites un si bel usage. Mais apprenez-moi quelle sorte de gens étaient vos frères : vous ressemblaient-ils ? - En aucune manière, lui repartis-je : ils étaient tous plus babillards les uns que les autres; et, quant à la figure il y avait encore une grande différence entre eux et moi : le 1er était bossu; le 2nd, brèche-dent; le 3ème, borgne; le 4ème, aveugle; le 5ème avait les oreilles coupées; et le 6ème, les lèvres fendues. Il leur est arrivé des aventures qui vous feraient juger de leurs caractères, si j'avais l'honneur de les raconter à Votre Majesté. Comme il me parut que le calife ne demandait pas mieux que de les entendre, je poursuivis sans attendre son ordre."
La postérité s'est chargée de payer à la mémoire de Galland sa dette de reconnaissance et d'admiration : elle a donné à Galland plus que la gloire ; elle lui a donné la popularité, cette gloire qui est la gloire de La Fontaine, de Molière, de Perrault et de quelques hommes d'élite dont le nom vit à jamais dans toutes les mémoires et dans tous les coeurs.

Jules JANIN
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Marie d'Ispahan
Ghislaine Schoeller
Fille d'un maître cordonnier et de la plus jolie blanchisseuse de Moulins, Marie Petit rêve, dès 13 ans, de devenir fée, duchesse, reine... Elle sera, portée par un destin illustre, Marie d'Ispahan. A cette folle ambition, tout l'autorise : sa beauté, sa blondeur, son regard, un caractère aussi volontaire qu'intrépide. Ses amours sont à l'image de ce destin : 4 hommes d'exception, avec qui elle traverse le siècle - le Grand Siècle -, des maisons de jeux de la rue Mazarine aux coulisses de la Comédie Italienne , de Marly... à l'autre bout du monde, la perse, où elle accompagne un ambassadeur du Roi. Folle équipée avec, au bout du voyage, Ispahan, toute d'or et d'azur, où Marie sera reçue par le Shah. Vie tumultueuse, mi-imaginaire, mi-réelle (Marie Petit exista vraiment), où l'auteur de Lady Jane prouve une nouvelle fois avec quel brio elle sait raconter un destin de femme. On ne résiste pas au charme de Marie d'Ispahan, auquel s'ajoutent, dans une fresque picaresque, les mille et un charmes d'un Orient fabuleux.
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Nuits persanes
Diane Johnson
"Le brillant roman de Diane Johnson sur les Américains privilégiés installés en Iran avant la dernière révolution st aussi exotique, romantique, surprenant, haletant qu'un des contes arabes de Schéhérazade" Alison Lurie.
Diane Johnson est l'auteur de 6 romans, d'une série d'essais, de biographies (Dashiell Hammett : une vie, Payot, 1989). Elle a collaboré à la rédaction du scénario de Shining avec Stanley Kubrick.
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Le soleil de la Perse
Guy Rachet
Il y a près de 25 siècles, une caravane quitte la voluptueuse Sardes pour rejoindre les villes fabuleuses de l'empire perse : Babylone, Suse, Persépolis. Le soir à chaque étape, un conteur distrait les voyageurs par une histoire. Il nous entraîne dans les rues bruyantes de la prestigieuse Samarcande, dans les steppes sans bornes de l' Orient, sur les traces du "Soleil" de la Perse, Cyrus le Grand. Ainsi revit ce chef de guerre, le fondateur du 1er grand empire universel, ce séducteur dont même la naissance appartient à la légende.
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Neige sur Téhéran
Firouz Nadji-Ghazvini
L'auteur est un poète réputé, ex-directeur d'une maison d'édition bâillonnée par le chah puis par les fondamentalistes, traducteur de René Char en persan. Il s'est finalement réfugié en France en 1985, à 39 ans. Son roman est une peinture de la capitale iranienne à l'époque de la guerre contre l'Irak, , un effroyable déluge de feu et de missiles. Dans cet enfer, certains, comme Ali, ouvrent les portes interdites des paradis artificiels. D'autres, comme Bahman, enterrent leurs frères, rêvent de s'enfuir à l'étranger et découvrent, derrière les coulisses e la révolution coranique, la sinistre réalité des persécutions religieuses.
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Je n'ai plus de larmes pour pleurer
Freidoune Sahebjam
C'est dans l'enthousiasme général que des dizaines de milliers d'adolescents iraniens se sont portés volontaires, dès le printemps 1981, pour secourir la nation en danger et en chasser "l'envahisseur irakien". Plus de 30 000 d'entre eux sont ainsi morts dans les déserts du Khazestan, les mains nues, les clés du paradis accrochées autour du cou, un verset du Coran épinglé sur leurs poitrines...Au fil des années, l'âge de conscription a baissé : 15, 14, puis 13 ans. Pour chaque enfant mort, les familles ont reçu une modeste pension et tous les "honneurs" du régime islamique. Reza est l'un de ces enfants iraniens jetés dans le charnier de la guerre. Tout petit, il aimait les poètes, son école et son maître. Et puis son père et ses 2 frères, âgés de 16 et 14 ans, sont morts au front. A 12 ans, Reza a dû suivre à son tour le chemin de l'horreur. Humilié, violenté, plusieurs fois blessé, il s'est retrouvé gisant, 4 mois après son enrôlement, dans un hôpital irakien, les jambes paralysées. Freidoune Sahebjam a recueilli le témoignage de Reza alors que celui-ci avait 16 ans : témoignage brûlant, bouleversant, incroyable - et pourtant authentique.
Ce livre a été traduit en allemand sous le titre "Ich habe keine tränen mehr"
Freidoune Sahebjam est journaliste. Condamné à mort par le régime islamique en 1979, il vit en France où il collabore dans plusieurs médias français et étrangers. Ce livre a été écrit en 1985. Auparavant, il avait écrit l'Iran des Pahlavis (1966), l'Iran vers l'an 2000 (1978) et Au nom de Dieu (1983).
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La femme lapidée
Freidoune Sahebjam
"Soraya avait été ensevelie jusqu'aux épaules, les bras à l'intérieur du trou, ses longs cheeux noirs déployés autour d'elle. Elle semblait totalement absente : elle regardait sans voir, écoutait sans entendre les voix qui murmuraient près d'elle."
En 1987, Soraya M.,acusée d'adultère, subit le châtiment prévu par la loi islamique chaque fois qu'un mari se sent rompé ou bafoué : la lapidattiion. Exilé d'Iran depuis 1979, l'écrivain et journaliste Freidoune Sahebjam y est retourné clandestinement et a recontitué, heure par heure, les derniers moments de cette femme, depuis le verdict jusqu'à l'exécution. Un témoignage éprouvant, accablant, sur le sort qui est demeuré celui de centaines de femmes, chaque année, sous les régimes islamiques "durs". [Soraya était la 103ème femme lapidée en Iran depuis 1979]
Ce livre a été traduit en anglais sous le titre "The stoning of Soraya M."
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Le vieux de la montagne
Freidoune Sahebjam
Portée jusqu'à nous par la chronique des Croisades, la ténébreuse légende des "assassins" (ou "haschischins") du Moyen-Orient a nourri l'imaginaire des romanciers. Leur véritable histoire revit ici, dans la Perse du XIè siècle passée sous la coupe des Turcs seldjoukides.
Trois amis de longue date se retruvent à la cour du sultan : Abou Ali Hassan, devenu grand vizir, Omar Khayyam, le célèbre poète et mathématicien, épris d'étude et de plaisirs, et l'ambitieux Hassan Sabbah, que l'histoire connaîtra sous le nom du "Vieux de la Montagne"...Comment leurs destins, d'abord liés, vont se séparer irrémédiablement, c'est ce que nous conte, avec la rigueur d'un historien et la couleur des Mille et Une Nuits, l'auteur de La Femme lapidée.
De la cour raffinée d' Ispahan aux bas-fonds de Bagdad et du Caire, il fait revivre une civilisation où les sciences et les arts connaissent un âge d'or, tandis que couvent en secret les haines religieuses et politique. Iranien, condamné à mort en 1979 par le régime de Téhéran, Freidoune Sahebjam nous donne aussi une saisissante analyse psychologique du fanatisme.
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Un procès sans appel
Freidoune Sahebjam
Qu'est devenu Rahmat Daneshvar, jugé en 1982 dans l'Iran des ayatollahs ? Exécuté ? Voué aux travaux forcés sur les îles torrides du golfe Persique ? Nul ne le sait. Son crime : avoir pratiqué la religion bahaïe, née au XIXè siècle et considérée comme une hérésie par les religieus islamiques ; peut-être ausi avoir ocupé de hautes fonctions sous le règne du Shah. Tortures, humiliations, chatages de toutes sortes devaient marquer ce simulacre de procès.
L'auteur de La Femme lapidée, lui-même codamné à mort par le régime de Téhéran, a personnellement connu Daneshvar. Son cas est un exemple parmi bien d'autres des atrocités que l'on a continué à commette dans ce pays au nom de la révolution islamique.
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Iran, les rives du sang
Fariba Hachtroudi
"Cette militante antikhomeyniste, qui vit désormais à Paris où elle a fait des études d'archéologie, signe un roman accusateur au titre explicite : Iran, les rives du sang. Dédiée "aux milliers de résistantes torturées et exécutées", cette chronique quasi sociologique dénonce l'oppression infligée aux Iraniennes par les fous de Dieu. Et met en scène une jeune intellectuelle réfugiée en France : après la mort mystérieuse de sa mère, à Téhéran, elle suit à distance l'enquête de l'inspecteur chargé de dénouer l'affaire... Si la trame policière manque parfois de nerf, le tableau politique, lui, est d'une précision clinique, sous la plume d'une rebelle qui s'inspire de Simone de Beauvoir pour fustiger la dictature du tchador et l'intolérance des "tyrans enturbannés". "
Commentaire de André Clavel dans L'Express 20/09/02
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Les saisons en enfer du jeune Ayyâz
Reza Baraheni
L'auteur s'est exilé à Toronto après avoir été assigné en résidence à Téhéran, où il fit 2 ans de prison -en 1981 et 1982- pour avoir protesté contre la censure. Publié en première mondiale par les éditions Pauvert, son roman a été frappé d'un double interdit par la police du chah, d'abord, puis par les gardiens de la révolution. En avril 2000, il est sorti du purgatoire. C'est un livre éblouissant, lyrique, sauvage. Ouverture : dans la Perse médiévale du XIè siècle, le bel éphèbe Ayyâz découpe à la scie les membres d'un supplicié cloué à son gibet, sous les hurlements du peuple, "un choeur de chiens lugubres". Une scène hallucinante de cruauté, qui prélude à la longue confession de Ayyâz, dont la croupe servira de trône au sultan Mahmoud Ghaznévide, le despote sodomite. Ce sont leurs diaboliques amours que retrace cette fresque où se mêlent les parfums de l'encens et les puanteurs des cadavres, les sourates du Coran et les gémisssements des condamnés. Le roman de Baraheni explore les ténèbres d'un régime abreuvé de sang, dans un incroyable tohu-bohu d'orgies sexuelles et de fornication, de persécutions et de tortures. Dans cette évocation cauchemardesque du passé, on voit une allégorie du présent : c'est pourquoi les mollahs l'ont vouée aux gémonies, obligeant leur meilleur romancier à s'exiler et à publier à l'étranger.
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Le jardin de cristal
Mohsen Makhmalbaf
[source : Amélie Charnay dans ALLOCINE]
Mohsen Makhmalbaf est connu en France comme cinéaste, mais son oeuvre écrite faite de poèmes et de romans n'avait jamais été traduite. Cet oubli vient d'être réparé avec la parution en francais aux Editions Calman-Lévy du Jardin de cristal, paru en iran en 1982 et qui a depuis été régulièrement réédité. Le livre a été traduit du persan par Vincent Despagnet. (329 pages, 20 euros).
Une histoire de femmes
Le Jardin de cristal est avant tout une histoire de femmes comme aime les filmer Makhmalbaf. familles vivent dans une propriété réquisitionnée par le régime à Téhéran. Les femmes y sont tenues recluses et voilàes selon les principes de la Révolution. Elles sont toutes épouses ou mères de martyrs. Tandis que la guere contre l'Irak continue de leur enlever leurs hommes, ces femmes apprennent à se connaître et à s'entre-aider malgré la promiscuité, à surmonter ensemble leur douleur pour continuer d'élever leurs enfants... Si l'auteur drresse un tableau extrêmement critique de la société iranienne post-révolutionnaire, il sait aussi peindre avec nuance le quotidien de ces familles. Les rires ne sont pas absents de ces vies de souffrance, les femmes savent quelques fois réésister au joug masculin malgré leur isolement, et l'onirisme surgit au milieu de destinées broyées par la guere. Un livre qui donne une image de la femme iranienne à cent lieues des stéréotypes occidentaux.
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Persepolis 3
Marjane Satrapi
[source : Alain BESSEC dans Ouest-France Dimanche]
Rarement un livre de témoignage n'aura autant passionné les lecteurs, qu'ils soient ou non amateurs de bande desinée. A la manière du Maus d'Art Spiegelman ,Marjane Satrapi raconte, dans Persépolis, son enfance. Une enfance pas comme les autres puiqu'elle se déroule dans l'Iran de Khomeyni. A l'époque de la toute puissance des gardiens de la révolution, la petite Marjane n'hésite pas à dire ce qu'elle pense. Ses parents, inquiets, décident de l'envoyer au lycée français de Vienne, en Autriche. "J'étais venue dans l'idée de quitter l'Iran religieux pour une Europe laïque", raconte celle qui se retrouve dans une pension tenue par des... bonnes soeurs qui n'ont rien à envier, question intégrisme, à certains de ses compatriotes. Avec ses petits dessins merveilleux et expresifs qui font penser aux miniatures persanes, Marjane raconte sa vie d'exilée et sa difficulté à s'intégrer. Son propos est fort, émouvant, chaleureux et... drôle.
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Mémoires
Farah Pahlavi
Les souvenirs d'une impératrice

Le livre est sorti pour son 65è anniversaire, le 14 octobre. Vingt-quatre ans après le début de son exil, loin de l'Iran où elle fut couronnée impératrice, Farah a enfin décidé de parler, d'ouvrir son coeur et les portes du souvenir.

Le manuscrit de ses mémoires, Farah l'avait écrit depuis déjà des années. Des centaines de pages tapées à la machine, lues et relues, qui patientaient dans des tiroirs. Son histoire secrète, tout ce qu'elle avait eu envie de dire durant ses vingt années de règne et ses vingt années d'exil.
Combien de fois ses proches, des éditeurs amis ne l'avaient-ils pas suppliée de les publier ? Pour qu'elle donne enfin sa réponse à l'Histoire. L'histoire des vingt dernières années du XXè siècle qui avaient tant maltraité son époux, feu le shah d'Iran, sa famille, les Pahlavi et elle-même, la shahbanou, littéralement la "dame du roi". La seule femme qui ait jamais été couronnée dans toute l'histoire de l'Iran. Un symbole de l'émancipation de la femme persane que les mollahs les plus rétrogrades, l'ayatollah Khomeyni en tête, ne devaient jamais pardonner au shah.
En vain. Toujours elle avait repoussé les offres les plus tentantes. Le mur de haine qui s'était dressé contre le shah et la famille impériale était encore trop haut pour qu'on puisse rétablir la vérité de certains faits. Ou même simplement expliquer l'enchaînement tragique d'erreurs, de bassesses, de trahisons et de faiblesses qui avaient conduit à la révolution islamique. A quoi bon revenir sur cette terrible année 1979 qui avait suffi à transformer un des hommes les plus puissants de la planète en un vieillard exténué, traqué comme un gibier par les gouvernements du monde entier ? Un homme qui était son époux depuis vingt ans et qui devait mourir au Caire, le dimanche 27 juillet 1980. Alors qu'au même moment, en Europe et aux Etats-Unis, des intellectuels, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre en tête, s'inscrivaient au comité de soutien à l'ayatollah Khomeyni. Revenir sur tout cela n'aurait servi à rien. Ou à pas grand chose. Il était encore trop tôt. Personne n'avait envie d'entendre. Et Farah le savait bien.
Et puis, il y avait ces derniers chapitres, les plus durs à écrire : la mort de sa mère, Madame Farideh Dibah, à Paris en décembre 1999. Et celle, plus douloureuse encore, de sa fille cadette, Leila, disparue le 10 juin 2001. A l'âge de 31 ans.
La première représentait un monde de souvenir, tout l'équilibre venu d'une enfance heureuse, en dépit de la disparition prématurée de son père alors qu'elle avait neuf ans. Tout ce qui la rattachait à l'Iran de son enfance, à la maison de l'avenue Sezavar dont elle se rappelle aujourd'hui encore tous les bruits, toutes les odeurs : "En bas, il y avait le salon privé, racontera-t-elle un jour. Je dormais dans la même chambre que mes parents et lorsqu'ils sortaient le soir, le lendemain je trouvais toujours sous mon oreiller des bonbons, des chocolats, des gâteries. Au premier étage, il y avait le bureau de mon père, la grande salle à manger et le salon de réception..." Tout autour du jardin qui entourait la maison, s'étendait un univers bruyant, coloré et interdit que la future impératrice et son cousin germain, Reza Ghotbi exploraient après avoir fait le mur. Au grand dam de Farideh Dibah, bien déterminée à faire de son unique enfant une femme moderne et indépendante. C'est elle qui l'avait poussée à entreprendre des études d'architecture en France, qui l'avait soutenue inlassablement au cours de ses premières années d'apprentissage de son rôle difficile de souveraine. Certes, les années avaient fini par laisser leur marque et Farideh Dibah était devenue une très fragile vieille dame. Mais qu'importe, elle était toujours là. Du moins jusqu'au mois de décembre 1999.
Leila, à l'inverse, symbolisait tous les espoirs de l'avenir. Une enfant devenue femme, d'autant plus bouleversante qu'elle cachait son mal de vivre derrière un visage angélique et une silhouette de déesse. Tout en elle évoquait la grâce, mais aussi la souffrance, l'amour passionné pour son père qu'elle avait perdu à l'âge de dix ans. Toute sa courte vie elle regrettera de ne pas l'avoir vu une dernière fois sur son lit de mort. "Je voulais absolument entrer dans sa chambre pour le voir une dernière fois, racontait-elle. C'est son vieux valet de chambre qui m'en a empêchée en me disant : "Non, princesse, je crois que c'est mieux ainsi". Il devait penser que ce spectacle serait trop impressionnant pour une enfant de mon âge. J'ai suivi son avis et je m'en suis voulue pendant des années." Leila, trop belle, trop fragile, qui s'était torturée en se privant de manger et dont il lui a fallu deux ans pour accepter la mort.
Tout cela, comment Farah aurait-elle pu l'écrire ? Il fallait attendre. Que le temps fasse son oeuvre. Que les blessures s'atténuent. Elles sont toujours là, mais moins douloureuses. A l'inverse, les raconter est devenu une manière de les soigner.
Et puis, tant de choses se sont passées depuis deux ans. Depuis le jour où le monde sidéré a découvert que nul n'était plus à l'abri de la folie des hommes. Depuis le jour où deux avions entrant volontairement en collision avec les tours jumelles du World Trade Center ont provoqué la mort brutale de milliers d'innocents. des hommes, des femmes, qui, comme tous les jours s'étaient rendus à leur travail. Sans se douter un seul instant qu'ils ne reverraient jamais plus leur famille, leur maison. Tout ce qui avait fait leur vie. Ce choc, Farah l'a vécu comme n'importe qui dans le monde, mais il lui a certainement moins appris qu'à beaucoup d'autres. Que la vie tient à un fil. Que le mal peut frapper à tout instant, elle le sait depuis des années. Elle qui vit presque en permanence sous le contrôle de la police. Elle qui est toujours condamnée à mort dans son pays. Elle qui n'a jamais revu sa terre natale, depuis ce premier jour de l'exil, le 16 janvier 1979 et qui assiste, impuissante, à l'écroulement progressif de ce qui fut une des nations les plus prospères du monde musulman : "Nous avons 30 milliards de dollars de dette extérieure, s'indigne-t-elle. Nous sommes menacés par la surpopulation car nous étions 35 millions en 1979 et nous sommes 65 millions aujourd'hui. Les femmes sont considérées comme des citoyennes de seconde classe. Elles sont insultées, humiliées et parfois lapidées. La corruption fait des ravages à tous les niveaux. Les opposants sont assassinés à l'intérieur et à l'extérieur du pays".
Aujourd'hui, la majorité de la population iranienne a moins de vingt-cinq ans. Eux n'ont jamais vécu les années de règne du shah. Ils n'ont connu que la guerre avec l'Irak, l'arbitraire, la terreur religieuse. C'est aussi pour cette jeunesse iranienne qui aspire à la liberté que Farah a décidé de parler. Pour qu'un jour, peut-être, des milliers de jeunes filles iraniennes puissent, comme elle le fit il y a quarante ans, choisir un métier et vivre normalement.
Ce livre, Farah le devait aussi à ses deux petites-filles, Noor et Iman, les filles de Reza. Nées toutes deux en exil, elles seront bientôt en âge de comprendre qui étaient leurs grands-parents. D'ailleurs elles commencent déjà à poser des questions. Et puis, pourquoi le cacher ? Ecrire sa vie, c'est aussi la revivre. Se souvenir. Même si la mémoire est douloureuse, elle fait revivre brièvement la voix, le visage, d'un être cher qui ne reviendra plus. Elle ravive le souvenir d'un paysage, d'un bruit, d'une odeur. Tout ce qui fait cette terre d'Iran qu'elle a perdue il y a vingt ans.
VINCENT MEYLAN
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Pour l'Iran
Réza Pahlavi
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Lire Lolita a Téhéran
Azar Nafisi
Lectures clandestines pour filles à Téhéran

Comment une prof de lettres iranienne a fait lire Nabokov à ses étudiantes sous le régime des ayatollahs.
Elles sont sept. Sept jeunes Iraniennes, habillées de couleurs vives sous leur longue tunique noire et leur foulard assorti. De 1995 à 1997, une fois par semaine, elles se rendent chez Azar Nasifi, leur professeure de lettres. Une femme épatante et courageuse, qui a démissionné de l'université de Téhéran pour ne plus avoir à se soumettre à la censure des "puritains de la culture".
Dans le secret de son salon, qui devient "un lieu de transgression", les sept jeunes filles tombent le voile. Elles étudient Flaubert, Fitzgerald, Nabokov, Jane Austen, auteurs interdits par les ayatollahs, mais aussi Les mille et une nuits, avec, pour inspiratrice, l'intelligente et imaginative Schéhérazade, leur "dame de la fiction".
Le pouvoir de la fiction et la force de l'imagination contre la tyrannie, Azar Nasifi y croit : elle explique à ses étudiantes que Nabokov, à ses étudiantes que Nabokov, à 19 ns, continuait d'écrire des poèmes pendant la révolution russe, refusant de se laisser distraire par le bruit des balles. "Il s'agira de découvrir, leur ai-je dit, si, soixante-dix ans plus tard, la foi désintéressée que nous avons en la littérature nous permettra de transformer la sombre réalité de cette nouvelle révolution d'une façon qui nous aidera à vivre."
Au fil des pages, on découvre le quotidien des Iraniennes privées de liberté par la république islamique : c'est une étudiante renvoyée chez elle parce qu'une surveillante a trouvé du blush dans son sac, telle autre qui doit laisser son frère conduire une voiture qu'elle a pourtant payée elle-même... Et le cours de littérature d'Azar Nafisi devient une métaphore de l'oppression dont ces jeunes femmes sont victimes : " La terrible vérité de l'histoire de Lolita, écrit-elle, n'est pas le viol d'une fille de douze ans par un vieux dégueulasse, mais la confiscation de la vie d'un individu par un autre."
Azar Nafisi est aussi une conteuse pleine de finesse et d'intelligence. Lire Lolita à Téhéran est plus qu'un témoignage ou un document : c'est le récit passionnant d'une formidable aventure humaine, périlleuse mais exaltante, qui se lit comme un roman.
Corinne BOURBEILLON
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