D'une grande variété géographique depuis la forêt vierge au sud de la Mer Caspienne, jusqu'aux
sables brûlants des côtes du Golfe Persique, l'Iran est d'une diversité surprenante.
L'Iran est un tapis de 1 650 000 kilomètres carrés soit 3 fois la superficie de la France pour
environ 60 M d'h.
Le pays s'étend au voisinage du Tigre et côtoie l'Afghanistan et le Pakistan à l'est,
le Turkménistan, l'Azerbaïdjan au nord et la Turquie et l'Irak à l'ouest.
Le relief est formé d'un immense plateau triangulaire d'altitude moyenne égale à 1000 m,
posé entre deux dépressions marines : an nord la mer Caspienne, au sud le Golfe Persique. L'ensemble
du plateau est entouré par un cercle de montagnes qui l'emprisonne et fait obstacle au moindre nuage
de pluie. Le point culminant est le Dâmâvand (5671 m),
surplombant Téhéran. Un volcan est encore en activité au sud de
Zahedan, le Kouh-i-Taftan.
Le Mont Alborz à l'ouest et la chaîne du Zagros
départage le plateau central de l'ensemble irako-turc. Ces montagnes sont de véritables châteaux d'eau
qui irriguent les oasis grâce à un système plurimillénaire de canalisations souterraines, les
qânat.
Le centre du pays est quasi désertique.
Le pays possède peu de fleuves et encore la plupart ne sont-ils que des lits desséchés la
majeure partie de l'année, l'eau n'y apparaissant que le court temps de la fonte des neiges.
Seul, le Karoun, long de 850 km, qui se jette dans le Golfe Persique est
en partie navigable.
Deux grands déserts occupent le reste du pays : le Dacht-i-lout d'une
parfaite stérilité et le Dacht-i-kevir où l'on rencontre quelques oasis étiques.
L'Alborz franchi, c'est la découverte surprenante d'un paysage verdoyant et
humide, une forêt vivante, luxuriante, avec ses fougères arborescentes et ses arbres géants puis,
peu à peu, les frondaisons s'apaisent et jusqu'aux rives de la Caspienne, ce n'est qu'un jardin.
C'est à l'ouest du pays, en Azerbaïdjan, que se trouve le plus grand lac : le Rezayeh
, mais encore est-il de faible profondeur et extrêmement salé (15 à 23 %).
Compte tenu de la surface du pays, les températures peuvent varier considérablement. Il n'y a
pas un climat, mais plusieurs climats. Ainsi lorsqu'il fait l'hiver -5° à Téhéran, le Golfe
Persique accuse les 20°. Si les régions situées au sud de la mer Caspienne sont aussi vertes que
notre Normandie, l'Iran central en revanche se résume à un grand désert. Le climat globalement,
est de type continental, avec de très fortes amplitudes entre l'été et l'hiver. Le printemps et
l'automne sont deux saisons particulièrement agréables.
L'Iran se divise en 23 provinces administratives. Le pays est urbanisé à plus de 60% et,
après Téhéran, (12 millions d'habitants), les villes les plus importantes sont : Isfahan, Shiraz,
Machad et Tabriz.
LA PROVINCE DU FARS
Située dans le Sud-ouest de l'Iran près du Golfe Persique, elle a donné son
nom à la langue persane, le fârsi.
Elle a joué un rôle important dans l'histoire ancienne du pays au point
d'être considérée comme le foyer de l'identité iranienne.
Lorsque, au 1er millénaire av.J.C., les tribus indo-européennes perses
arrivèrent au terme de leur longue migration à travers l'Iran depuis le
Caucase, elles s'installèrent au Nord-Est de l'actuel Fârs.
Le Fârs semble avoir gardé pour les rois achéménides une importance
particulière. La construction de Pasargades et de Persépolis, qui serviront
aux principales cérémonies politico--religieuses, ainsi que des tombeaux de
rois à Naqsh-e Rostam sont bien le reflet du caractère sacré de la région.
Le Fârs conserva les anciennes traditions sous les dynasties parthe et
séleucide.
Pour les Sassanides, le Fârs semble également avoir eu une signification
politique et religieuse particulière. C'est dans la région de Persépolis
qu'ont été gravés certains des plus importants bas-reliefs de l'époque.
Dans le Nord du Fârs, les Monts Zagros s'élèvent en plis serrés jusqu'à plus
de 3 000 mètres d'altitude, mais au sud de Shiraz, ils s'abaissent
progressivement.