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AOUT 2004
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Aucune nouvelle du diplomate iranien enlevé |
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NAJAF (Irak) - Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui s'est rendu dimanche à Najaf, théâtre de violents combats depuis quatre jours, pour réclamer le départ de la ville sainte des miliciens chiites, alors qu'un groupe islamiste a annoncé avoir pris en otage un diplomate iranien à Kerbala.
L'ambassade d'Iran à Bagdad a confirmé la disparition il y a quatre jours de son diplomate Fereydoun Jahani sur la route menant de Bagdad à Kerbala, ville sainte chiite située au nord de Najaf.
"Nous avons appris son enlèvement par la télévision. Nous n'avons eu aucune autre nouvelle de notre diplomate et aucune demande des ravisseurs", a déclaré à l'AFP un chargé d'affaires de l'ambassade, Hassan Kazemi Ghomi.
M. Jahani est le deuxième diplomate à être enlevé en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003 et la vague d'enlèvements qui a suivi. Un diplomate égyptien avait été enlevé fin juillet et relâché quatre jours plus tard.
(source : AFP)
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Téhéran confirme l'enlèvement d'un diplomate iranien en Irak (TV) |
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TEHERAN - L'ambassade d'Iran à Bagdad a confirmé que l'un de ses diplomates avait été enlevé près de Kerbala, dans le centre de l'Irak, a annoncé ce dimanche la télévision d'Etat iranienne.
Fereydoun Jahani a été enlevé mercredi alors qu'il se rendait à Kerbala pour ouvrir un consulat d'Iran dans cette ville sainte chiite, conformément à un accord passé avec le gouvernement intérimaire irakien, a précisé la télévision, ajoutant qu'aucune rançon n'avait été demandée par les ravisseurs.
Kerbala, l'un des lieux les plus saints pour les chiites, majoritaires dans la République islamique comme en Irak, accueille chaque année de nombreux pèlerins iraniens.
Le groupe a mis en garde l'Iran contre ses "interventions flagrantes dans les affaires internes irakiennes", a ajouté la chaîne de télévision.
Elle précise par ailleurs que le diplomate a averti "tous les pays de ne pas violer les règles internationalement reconnues en matière de diplomatie".
La chaîne de télévision iranienne émettant en arabe Al-Alam a cité une source à l'ambassade d'Iran à Bagdad confirmant qu'un de ses diplomates avait disparu.
Al-Alam a précisé que le diplomate avait été enlevé quatre jours plus tôt sur la route reliant Bagdad à Kerbala.
Le 15 avril, le Premier secrétaire de l'ambassade d'Iran à Bagdad, Khalil Naïmi, avait été tué dans une rue de la capitale après que l'Iran eut envoyé dans le pays une délégation pour tenter de mettre un terme aux violents affrontements qui opposaient les forces américaines aux miliciens du chef chiite radical Moqtada Sadr dans plusieurs villes chiites.
Après cet assassinat, les efforts de médiation iraniens avaient été abandonnés.
(source : AFP)
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Un groupe irakien retient en otage le consul d'Iran à Kerbala (TV) |
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DUBAI - Un groupe islamiste a indiqué ce dimanche retenir en otage le consul iranien dans la ville sainte chiite de Kerbala (centre) pour avoir incité à la lutte intercommunautaire, a rapporté la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya, émettant depuis Dubaï.
L'Armée islamique en Irak a déclaré, dans un communiqué lu par Al-Arabiya, que le diplomate, Faridoon Jahani, était "détenu pour incitation à la lutte intercommunautaire et pour activités ne faisant pas partie de ses attributions".
La télévision a diffusé une vidéo du responsable iranien en train de parler, mais sans bande sonore. Des images de son passeport, de ses papiers d'identité et de ses cartes de visite ont également été montrées à l'écran.
Le groupe a mis en garde l'Iran contre ses "interventions flagrantes dans les affaires internes irakiennes", a ajouté la chaîne de télévision.
Elle précise par ailleurs que le diplomate a averti "tous les pays de ne pas violer les règles internationalement reconnues en matière de diplomatie".
A Téhéran, un responsable au ministère des Affaires étrangères a indiqué à l'AFP qu'une enquête était en cours.
"Nous ne pouvons pas encore confirmer ou démentir (cette information). Nous faisons des recherches", a-t-il dit.
Mais la chaîne de télévision iranienne émettant en arabe Al-Alam a cité une source à l'ambassade d'Iran à Bagdad confirmant qu'un de ses diplomates avait disparu.
Al-Alam a précisé que le diplomate avait été enlevé quatre jours plus tôt sur la route reliant Bagdad à Kerbala.
Un groupe du même nom avait kidnappé deux Pakistanais en Irak en juillet puis les avaient exécutés pour avoir coopérer avec les forces d'occupation dirigées par les Etats-Unis.
Fin juillet, la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira, basée au Qatar, avait rapporté Sajid Naeem, 29 ans, Azad Hussein Khan, 49 ans, avait été tués par le groupe qui avait demandé au Pakistan de ne pas envoyer de troupes en Irak.
Ce même groupe avait par ailleurs annoncé avoir relâché un chauffeur irakien retenu en otage après qu'eut été clair que ce dernier se soit repenti", avait dit Al-Jazira.
(source : AFP)
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Téhéran : les sujets importants attendront un gouvernement irakien élu |
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TEHERAN - Téhéran a résumé ce dimanche l'état de ses relations actuelles avec Bagdad en disant que l'examen des affaires sérieuses attendra que l'Irak ait un gouvernement élu et non plus seulement mis en place par les Américains.
Les "problèmes importants (...), nous en discuterons avec les prochains responsables gouvernementaux élus, pas avec le gouvernement intérimaire", a lâché devant la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi, ajoutant une nouvelle aménité à celles échangées par les deux voisins depuis quelques semaines.
Ainsi l'éventuelle restitution par l'Iran des avions irakiens que Saddam Hussein y a mis à l'abri des atteintes de la guerre du Golfe en 1991 est subalterne, a répliqué M. Assefi au ministre irakien de la Défense Hazem Chaalane: "Nous avons des problèmes plus importants à discuter".
Ces derniers ne manquent pas entre deux pays qui n'ont toujours pas soldé les comptes d'une guerre vieille de moins de vingt ans et dont la relation est aujourd'hui prisonnière de l'occupation américaine de l'Irak : les réparations du conflit, le procès de Saddam Hussein, la protection accordée en Irak aux Moudjahidine du peuple (opposition armée au régime islamique), un accord sur les pèlerinages sur les lieux saints chiites, etc.
M. Assefi a ainsi annoncé que le chargé d'affaires irakien à Téhéran serait convoqué dans la journée pour fournir "les preuves" que quatre individus arrêtés en Irak étaient bien des agents des renseignements iraniens et qu'ils se livraient effectivement à des activités de sabotage et d'espionnage, comme l'a affirmé le ministère de l'Intérieur irakien.
Les accusations d'ingérence iranienne en Irak ont refait florès avec le regain des violences. M. Chaalane a qualifié l'Iran, le 26 juillet dans la presse américaine, de "premier ennemi de l'Irak", oeuvrant à "tuer la démocratie" au delà de sa frontière occidentale.
En termes plus diplomatiques, le président irakien Ghazi al-Yaouar a rappelé samedi à la République islamique l'intérêt du retour à la stabilité en Irak et de rapports "équilibrés, sains et positifs.
"Malheureusement, tout le monde a quelque chose à dire ces jours derniers en Irak ; s'ils ont la moindre preuve de ce qu'ils avancent, qu'ils la produisent", a déclaré samedi le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi, réagissant aux griefs d'ingérence.
M. Assefi a réfuté l'immixtion imputée à une République islamique qui userait de son influence présupposée sur la communauté chiite, majoritaire sur les deux rives du Chatt al-Arab. "Nous voulons la stabilité en Irak parce qu'elle est dans notre intérêt et dans celui de la région", a dit le porte-parole, dont le pays n'a cessé de prôner la modération, notamment auprès des chiites irakiens, soutenant ouvertement le grand ayatollah Ali al-Sistani plutôt que le chef radical Moqtada Sadr.
Les attaques publiques anti-iraniennes sont le fait "d'un très petit nombre" de dirigeants irakiens, a-t-il aussi noté.
Mais "les Irakiens devraient faire attention", a-t-il mis en garde : "Ils devraient recourir à la logique et à la raison, et non à des méthodes provoquant la crise".
Malgré l'importance stratégique de l'Iran, la visite du Premier ministre Iyad Allaoui, qui a déjà effectué une tournée des pays arabes en juillet, s'y fait toujours attendre.
"L'envoi d'une invitation écrite est à l'agenda du ministère, mais pas l'envoi d'une délégation" en Irak, a dit M. Assefi.
La République islamique avait été l'une des premières, fin 2003, à reconnaître le Conseil de gouvernement transitoire irakien, et à collaborer avec lui.
Sans parler de reconnaissance officielle, elle a confirmé en juin sa volonté de "poursuivre (sa) coopération" avec le nouveau gouvernement intérimaire. Mais le tout-puissant Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a vu dans ce gouvernement un cabinet "aux ordres" des Américains.
(source : AFP)
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Iran : manifestation des journalistes |
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Une centaine d'entre-eux a débuté une grève de la faim de 24 heures pour protester contre la fermeture par le gouvernement de 2 journaux réformistes.
Plus d'une centaine de journalistes iraniens a débuté samedi 7 août une grève de la faim de 24 heures pour protester contre la fermeture par le gouvernement de Téhéran de deux journaux réformistes.
Les grévistes de la faim ont débuté leur mouvement dans le centre-ville de Téhéran alors que les autorités donnaient le coup d'envoi des festivités de la "Journée de la presse" au cours de laquelle des journalistes sont récompensés pour leur travail.
"On nous prive de nos droits sans un procès équitable", pouvait-on lire sur une banderole tenue par les journalistes qui se sont rassemblés devant les locaux de l'Association des journalistes d'Iran.
"Temporairement" fermés
Le mois dernier, la justice iranienne a "temporairement" fermé deux journaux réformistes, Jomhuriat et Vaghaye Ettifaqieh, et a interdit à leurs journalistes de travailler.
Depuis le début de l'année 2000, le gouvernement iranien a ordonné la fermeture de plus d'une centaine de journaux, pour la plupart "pro-réformistes", accusés de publier des articles anti-islamiques.
(source : Le Nouvel Observateur)
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L'Iran condamne les combats à Najaf et accuse les Etats-Unis |
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TEHERAN - Le guide suprême de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a condamné ce samedi les violences opposant les milices chiites aux troupes de la coalition à Najaf (sud de l'Irak), rendant les Etats-Unis responsables de la situation.
"Les Etats-Unis sont dans un cul-de-sac en Irak, comme un loup piégé, et tentent d'effrayer les gens en aboyant et en griffant", a déclaré le chef suprême du régime iranien, cité par la radio officielle iranienne, lors d'une réunion avec des imams. "Mais le peule d'Irak ne permettra pas aux Etats-Unis d'avaler son pays", a-t-il ajouté.
Le président iranien Mohammed Khatami a lui-aussi rendu Washington responsable des violences, affirmant que "les occupants ne peuvent pas résoudre leurs problèmes par ces attaques". "Ce genre d'attitude ne fait que creuser le fossé entre eux et le peuple irakien", a-t-il ajouté.
D'intenses combats ont opposé les partisans de l'imam chiite radical Moqtada al-Sadr aux troupes de la coalition dans la ville sainte de Najaf jeudi et vendredi. Ce samedi, seules des violences sporadiques persistaient.
(source : The Associated Press)
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Un Tunisien comparaît devant un tribunal militaire à Guantanamo ; un Iranien a refusé |
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BASE NAVALE DE GUANTANAMO, Cuba (AP) - Un Tunisien détenu à Guantanamo a comparu ce samedi devant un tribunal militaire américain qui réexamine les dossiers des prisonniers accusés de liens avec les Talibans ou avec le réseau terroriste Al-Qaïda.
C'est le douzième dossier d'un détenu de la base navale de Guantanamo à être réexaminé depuis le 30 juillet. Jusqu'à présent, six hommes ont refusé de comparaître, dont un Iranien accusé d'être un combattant taliban. Il n'a pas assisté à son audition vendredi sans donner de raison.
(source : The Associated Press)
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Washington presse Tokyo d'investir en Libye plutôt qu'en Iran |
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WASHINGTON - Les autorités américaines conseillent au Japon d'investir dans le secteur pétrolier libyen plutôt qu'en Iran, a déclaré vendredi un responsable de l'administration Bush.
Les Japonais discutent avec l'Iran d'un investissement de deux milliards de dollars dans le gisement pétrolier d'Azadegan.
"Nous comprenons leurs besoins en énergie. Mais la question ne se pose pas: nous insistons sur le fait que la Libye est une alternative", a-t-il dit sous le couvert de l'anonymat.
Pour les Etats-Unis, qui sanctionnent les entreprises américaines en affaires avec l'Iran, un abandon du projet d'investissement du Japon en Iran au profit de la Libye serait une victoire symbolique.
L'administration américaine présente en effet la Libye comme un modèle pour les pays comme l'Iran ou la Corée du Nord qu'elle accuse de développer des programmes d'armement nucléaire.
Les réserves du gisement pétrolier iranien d'Azadegan sont estimées à 26 milliards de barils, ce qui en fait l'un des plus importants de la planète.
(source : Reuters)
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La flambée des prix du pétrole: une aubaine pour les économies du Golfe |
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RYAD - Les nouveaux records atteints par les prix du pétrole, propulsés par les incertitudes sur l'avenir du géant pétrolier russe Ioukos, les menaces terroristes et les attaques contre les installations pétrolières en Irak, provoquent une hausse spectaculaire des revenus pour les Etats pétroliers du Golfe.
Le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi a énuméré les opportunités de coopération dans le domaine du pétrole, de projets d'électricité, de transport et de commerce.
Il a été proposé que l'Irak fournisse 350.000 b/j à la raffinerie d'Abadan au sud de l'Iran et en contrepartie l'Iran exporterait du brut pour le compte de l'Irak depuis ses terminaux dans le Golfe.
M. Kharazi avait cependant appelé les responsables irakiens à la "vigilance" et à "ne pas permettre que des agents étrangers empêchent le renforcement de la coopération bilatérale et régionale", au lendemain de déclarations du ministre irakien de la Défense Hazem Chaalane accusant Téhéran d'ingérence dans les affaires irakiennes.
(source : AFP)
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L'Iran au festival de Saint-Sébastien |
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MADRID - L'Europe et l'Amérique latine sont à l'honneur dans la sélection officielle du 52ème festival de Saint-Sébastien qu'ouvrira le 17 septembre le dernier film de Woody Allen et qui réunira des habitués de l'événement comme Carlos Sorin, Michael Witterbottom ou François Dupeyron.
Quinze films étrangers en provenance d'Argentine (3), Colombie, Etats-Unis, France (2), Royaume-Uni, Irlande, Danemark, Serbie-Monténégro, Maroc, Iran, Chine et Corée du Sud seront en compétition du 17 au 25 septembre à Saint-Sébastien, selon un communiqué du festival publié vendredi.
(source : AFP)
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Irak: Téhéran condamne la violence et réclame le respect des lieux saints |
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TEHERAN - L'Iran a condamné ce samedi les violences en Irak et jugé "inacceptable" toute atteinte aux lieux saints chiites de Najaf et Kerbala, dans le centre du pays.
La République islamique juge "totalement inacceptable toute agression contre les lieux saints, comme Najaf", a déclaré devant la presse le président Mohammad Khatami à son retour d'Azerbaïdjan.
De tels actes "élargissent le fossé entre les Irakiens et les forces occupantes", a-t-il ajouté.
"Les Américains sont dans l'impasse en Irak et se comportent comme le loup pris au piège, essayant de semer la terreur en mordant ou en montrant ses griffes", a déclaré le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, cité par l'agence estudiantine Isna. "Mais la détermination des Irakiens ne leur permettra pas d'avaler un aussi gros morceau que l'Irak", a-t-il prédit.
"L'Iran condamne le recours à la violence en Irak de la part des troupes étrangères auxquelles il demande de cesser de faire usage de la force et de tuer des Irakiens, il les presse de respecter les lieux saints de Najaf et Kerbala", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid Reza Asséfi, cité par l'agence officielle Irna.
Il a demandé aux factions irakiennes de "ne fournir aux forces étrangères aucun prétexte pour mettre à profit une situation critique dans l'intérêt de leurs politiques erronées".
Le mausolée de l'imam Ali à Najaf, théâtre de violents combats depuis jeudi, est l'un des sites les plus révérés par les chiites, majoritaires en Iran comme en Irak.
L'Iran, accusé par les Etats-Unis d'oeuvrer à l'instabilité chez son voisin, prône la modération en Irak, soutenant ouvertement le grand ayatollah Ali al-Sistani plutôt que le chef radical chiite Moqtada Sadr.
Téhéran a adressé en mai une mise en garde formelle à Washington, avec lequel les relations diplomatiques sont rompues depuis 1980, devant la gravité de la situation. Les attaques à Najaf et Kerbala ont suscité une vive indignation en Iran.
Réagissant aux accusations d'ingérence iraniennes en Irak, le ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi a répondu samedi devant la presse que, "malheureusement, tout le monde a quelque chose à dire ces jours derniers en Irak; s'ils ont la moindre preuve de ce qu'ils avancent, qu'ils la produisent".
"Je suppose que nos frères en Iran ont assez de sagesse et de raison pour ne pas s'impliquer en Irak et y compliquer les problèmes," a déclaré le président irakien Ghazi al-Yaouar, dans une interview au quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram publiée samedi.
(source : AFP)
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De graves affrontements à Nadjaf relancent le soulèvement chiite : des Iraniens ds le combat |
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De graves affrontements à Nadjaf relancent le soulèvement chiite
Par Khaled Farhan
NADJAF, Irak - Les forces irakiennes, américaines, britanniques et italiennes font face depuis 48 heures à un nouveau soulèvement chiite en Irak et, dans la ville sainte de Nadjaf, un officier américain a estimé que 300 combattants fidèles à l'imam Moktada Sadr avaient été tués en deux jours.
Ce vendredi soir, Nadjaf a cependant retrouvé son calme, à en croire ses habitants.
Le gouverneur de Nadjaf, nommé par les Américains, a pour sa part estimé les pertes de "l'armée du Mehdi" de Sadr à 400 morts et 1.000 hommes faits prisonniers. Il a ajouté que, selon ses informations, 80 Iraniens combattaient dans les rangs de la milice.
(source : Reuters)
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Festival du cinéma à Locarno : un film iranien en lice pour le Léopard d'or |
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GENEVE - Le 57e Festival international du film de Locarno (sud-est de la Suisse) présente à partir d'hier et jusqu'au 14 août un choix de films plus restreint que les années précédentes, privilégiant un cinéma au service de la vérité avec une rétrospective consacrée aux journalistes à l'écran.
Les 18 films présentés en compétition internationale, provenant de 17 pays, cherchent tous à "décrypter le monde instable dans lequel nous vivons", a expliqué Irene Bignardi à l'agence suisse ATS. Ainsi le film indien "Black Friday" d'Anurag Kashyap s'inspire des attentats survenus à Bombay en 1993.
Le cinéma asiatique a une place de choix cette année. "Muoa Len Traau" ("Buffalo boy") du Vietnamien Minh Nguyen-Vô, "Tony Takitani" du Japonais Jun Ichikawa et "Dastaneh Natanam" ("Story Undone") de l'Iranien Hassan Yektapanah, co-produit par Singapour, sont en lice pour le Léopard d'or, la récompense suprême.
(source : AFP)
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La seule femme maire d'Iran combat corruption et résignation (PORTRAIT) |
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SAVEH (Iran) - Quand Mehri Roustaie Gherailou s'est installée dans son bureau de Saveh, le premier travail de la seule femme maire d'une ville iranienne fut de passer le balai.
Non pas qu'elle croie que la vocation essentielle d'une femme consiste à combattre la poussière.
Au contraire, il s'agissait de montrer, dit-elle, que les femmes supportent moins bien la paresse et la corruption. C'est aussi ce qui les rend "très difficiles à accepter" dans les fonctions qui sont aujourd'hui les siennes.
Mehri Roustaie Gherailou, 41 ans, a bouleversé le paysage politique local en mai, en se faisant élire maire de cette cité industrieuse et commerciale de 140.000 habitants, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Téhéran et autrefois réputée pour la saveur de ses grenades.
A la même époque, les conservateurs balayaient les réformateurs aux législatives. Un an plus tôt déjà, les réformateurs avaient été évincés de la plupart des villes à l'occasion des municipales. A Saveh aussi, un conservateur l'avait emporté. Il avait ensuite démissionné pour se consacrer à d'autres tâches.
A la partielle de mai dernier, tous les pronostics prédisaient la victoire de son successeur désigné, soutenu par le nouveau député conservateur local.
Mme Roustaie Gherailou, qui se présente en indépendante, explique ne devoir qu'à la seule audace de sa candidature d'avoir réalisé son "rêve de jeune fille".
Avant elle, une seule femme avait présidé aux destinées d'une commune au cours d'un quart de siècle de République islamique: entre 2001 et 2003 à Firouzkoh, à l'est de la capitale.
Mme Roustaie Gherailou s'est vite rendu compte qu'on ne changeait pas aussi rapidement les mentalités dans une société patriarcale: "Les hommes ne lâchent pas facilement les rênes du pouvoir".
"Dès le premier jour, j'ai apporté dans la municipalité les changements qui s'imposaient mais auxquels aucun de mes prédécesseurs n'avait procédé".
"J'ai immédiatement remplacé deux (maires) adjoints et certains directeurs auxquels les gens ne faisaient plus confiance. J'ai rouvert des dossiers négligés depuis cinq ans par la faute de la bureaucratie".
Les chantiers ne manquent pas. La cité a été submergée au cours des dernières années par un afflux d'immigrants attirés par ses installations industrielles, minières et agricoles. Le premier magistrat de Saveh caresse d'ambitieux projets: un "jardin des dames", un complexe culturel et sportif réservé aux femmes, le quatrième du genre en Iran, un centre informatique municipal... Il faudrait fournir des logements à loyers modérés, soulager un service public proche du point de rupture.
Mais tous ne voient pas son action d'un bon oeil. "On a mis le feu à l'un des projets en construction. Je reçois des messages qui tentent de me dissuader de continuer".
Cette aînée d'une fratrie de huit enfants sait cependant ce qu'assumer ses responsabilités veut dire. Son père lui demandait toujours son avis. Elle a décroché à l'université un diplôme de management. Son mari, un ingénieur agronome, la soutient. "Tu peux le faire", lui disait-il quand elle envisageait de briguer la mairie.
Revêtue du tchador, inévitable dans l'exercice d'un mandat public, elle réfute le qualificatif de féministe. Elle préfère dire qu'elle n'aime pas la phallocratie.
Les Iraniennes elles-mêmes pourraient faire beaucoup plus pour améliorer leur situation, assure-t-elle.
"Peu m'importe le sexe de mes collaborateurs. J'ai été enseignante, j'ai fait partie du comité des femmes de la ville, j'ai été conseillère du gouverneur, membre du conseil municipal depuis sa création en 1999. Et je crois que les femmes sont aussi coupables que les hommes de ne pas avoir de places décentes dans la société".
(source : AFP)
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Les Iraniens sont sans crainte |
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L'Iran ne craint pas d'être déféré devant le Conseil de sécurité des Nations unies au sujet de son programme nucléaire et pourrait facilement faire face à des sanctions économiques, a déclaré lundi un responsable iranien. "Le plus que les Etats-Unis puissent faire pour parvenir à leurs fins serait d'imposer des sanctions économiques, mais notre expérience de ces sanctions depuis vingt-cinq ans montre qu'elles sont sans effet", a assuré Sayed Hossein Moussavian, haut responsable du Conseil suprême de la sécurité nationale.
Sayed Moussavian a également écarté la possibilité d'une attaque militaire d'Israël contre des installations nucléaires iraniennes. "Ces menaces sont sans fondement et font simplement partie d'une guerre psychologique. Je ne pense pas que les Américains et les Israéliens attaqueraient les installations nucléaires de l'Iran. Les Européens s'y opposent et la position des Américains dans la région les dissuaderait de prendre un tel risque", a estimé M. Moussavian.
(source : Ouest-France)
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L'Iran a un droit légitime à enrichir l'uranium, dit Kharazi |
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TEHERAN - Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi a affirmé ce mercredi le "droit légitime" de son pays à enrichir l'uranium, activité ultra-sensible à laquelle la communauté internationale voudrait le voir renoncer.
"Nous ne permettrons jamais à notre ennemi de piétiner nos droits légitimes inscrits dans les conventions internationales", a déclaré M. Kharazi cité par l'agence officielle Irna.
"Nous allons militer pour nos droits auprès de la communauté internationale en réponse au climat néfaste que nos ennemis ont créé aux dépens de l'Iran", a-t-il déclaré.
L'Agence internationale de l'énergie atomique, agence de sûreté nucléaire de l'Onu, presse la République islamique de renoncer à enrichir l'uranium. Même si les textes internationaux ne lui interdisent pas d'enrichir, l'AIEA craint que la technologie destinée à fournir du combustible pour les futures centrales iraniennes ne soit détournée pour l'arme atomique.
L'Iran assure que son programme n'a pas d'autre finalité que civile et a accepté en octobre 2003 auprès des trois grands Européens de suspendre l'enrichissement en gage de bonne foi. Mais il a constamment souligné que cette suspension était provisoire et volontaire.
Il vient de reprendre la fabrication de pièces de centrifugeuses, équipements servant à l'enrichissement, estimant que les Européens avaient failli à leur engagement d'obtenir la fermeture du dossier iranien à l'AIEA en juin.
Lors des discussions avec les Européens, "aucun accord n'a été conclu selon lequel l'Iran cesserait d'enrichir l'uranium, puisque enrichir l'uranium est notre droit légitime", a déclaré M. Kharazi.
"Nous allons poursuivre les négociations avec les pays européens, l'AIEA et les membres du Mouvement des non-alignés" représentés à l'AIEA et sur lesquels Téhéran mise aussi pour empêcher les Américains d'obtenir une saisine du Conseil de sécurité de l'Onu, a dit M. Kharazi.
"Nous ne permettrons pas que le Conseil de sécurité soit saisi du dossier iranien. Nous allons éclairer la communauté mondiale sur le programme nucléaire iranien et j'espère que nous parviendrons à contrecarrer la campagne de propagande menée contre l'Iran", a-t-il ajouté.
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a jugé jeudi "de plus en plus probable" que le dossier iranien soit envoyé au Conseil de sécurité, prélude à de possibles sanctions internationales.
(source : AFP)
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Le ministre irakien de la Défense attaque Téhéran |
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BAGDAD - Sur le plan diplomatique, le ministre irakien de la Défense Hazem Chaalane, qui avait récemment qualifié l'Iran de "premier ennemi de l'Irak", a de nouveau attaqué Téhéran en des termes violents et lui a demandé de restituer "maintenant" les avions que l'Irak lui avait confiés en 1991, dans un entretien publié ce mercredi.
"L'Iran cherche à saboter la structure démographique de l'Irak et à dénaturer son identité nationale", a déclaré M. Chaalane dans une interview au quotidien koweïtien Al-Anbaa.
M. Chaalane a sommé l'Iran de restituer à l'Irak les avions qui lui avaient été confiés en 1991 par le régime déchu de Saddam Hussein, à la veille de la guerre du Golfe.
"Les 130 avions doivent être restitués maintenant à l'Irak", a-t-il déclaré.
L'Irak avait plusieurs fois réclamé que Téhéran lui restitue 113 avions militaires et 33 autres civils entreposés en Iran à la veille de la guerre du Golfe. Téhéran assure n'être en possession que de 22 avions et se déclare prêt à les restituer si l'Onu le lui demande.
Dans une interview au quotidien américain Washington Post daté du 26 juillet, M. Chaalane avait affirmé que l'Iran, qu'une guerre meurtrière (1980-1998) a opposé à l'Irak, restait le "premier ennemi de l'Irak" et qu'il "s'ingère (dans les affaires irakiennes) afin de tuer la démocratie".
(source : AFP)
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L'enjeu de la Caspienne au centre de la visite de M. Khatami en Azerbaïdjan |
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BAKOU - Le président iranien Mohammad Khatami commence ce jeudi à Bakou sa première visite en Azerbaïdjan, une ancienne république soviétique placée au centre d'une lutte d'influence entre Téhéran, Washington et Moscou pour le contrôle des réserves pétrolières de la mer Caspienne.
La question non réglée du partage territorial des ressources de la Caspienne entre les Etats riverains (Iran, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Turkmenistan et Russie), et la réprobation iranienne face à la présence américaine accrue en Azerbaïdjan, à la fois militaire et économique avec la construction de l'oléoduc Bakou-Ceyhan vers la Turquie, seront à l'agenda des entretiens de M. Khatami dans la capitale azerbaïdjanaise, estiment les analystes.
Signe des relations difficiles entre les deux voisins, la visite de deux jours de M. Khatami sera la première d'un chef d'Etat iranien depuis celle de son prédécesseur Akbar Hachémi Rafsandjani en 1993.
Selon des sources officielles, M. Khatami et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev doivent signer une série d'accords bilatéraux pour relancer la coopération entre les deux pays, y compris dans le domaine de la sécurité régionale.
"L'Iran attache une grande importance à voir un Azerbaïdjan fort, qui veille tant à ses intérêts nationaux qu'à ceux de cette région sensible et stratégique", a dit ce week-end le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi, cité par l'agence iranienne IRNA.
Le différend vieux de plus d'une décennie sur le partage de la Caspienne a failli déboucher sur un conflit armé en 2001, quand un navire militaire iranien a effectué un tir de sommation à l'encontre d'un bâtiment de prospection pétrolière azerbaïdjanais affrété par la multinationale BP.
Les enjeux sont décuplés par les efforts des Etats-Unis, vus par les Iraniens comme le "Grand Satan", pour assurer l'acheminement sûr du brut de la Caspienne vers les marchés occidentaux via la Géorgie et la Turquie, en échappant à la fois au contrôle de Moscou et de Téhéran.
Les réserves de la Caspienne sont considérées comme supérieures à celles des Etats-Unis et de la mer du Nord, et comme une alternative à celles du Proche-Orient.
Le Pentagone, disant qu'il souhaite aider à protéger les infrastructures pétrolières de l'Azerbaïdjan, a fourni à Bakou des vedettes garde-côtes, et mène des entraînements conjoints de la marine azerbaïdjanaise en Caspienne.
De hauts responsables militaires américains ont dit qu'ils espéraient lancer un large programme d'entrainement pour l'armée azerbaïdjanaise, et ont même lancé l'idée d'une utilisation des bases militaires locales par les Etats-Unis.
Mais l'Iran, que Washington a inscrit sur un "axe du mal", craint que la présence militaire américaine au nord de sa frontière ne le menace directement.
Téhéran, "veut limiter la présence militaire étrangère dans certaines zones, et je pense que les discussions entre les présidents Khatami et Aliev auront lieu dans ce cadre", a dit Rassim Moussabekov, un expert indépendant à Bakou.
Il a cependant estimé peu probable que la visite du chef de l'Etat iranien mène à des progrès dans le conflit sur la Caspienne. "L'Iran ne voit pour l'instant aucun intérêt à régler cette question , si ce n'est à ses propres conditions", selon lui.
Les deux pays, gros partenaires commerciaux, ont pourtant beaucoup en commun. Tous deux sont à majorité musulmane chiite, et 15 millions d'Iraniens, soit 20% de la population, sont d'origine ethnique azérie.
(source : AFP)
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Les progrès de Téhéran inquiètent l'État hébreu |
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Nucléaire : Israël et l'Iran face à face
Israël regarde d'un oeil menaçant la tentative de l'Iran de se doter de l'armement nucléaire. Pour certains observateurs, cette affaire pourrait se transformer en conflit ouvert entre les deux pays.
JÉRUSALEM (de notre correspondant). - « L'État juif se prépare à bombarder les installations nucléaires iraniennes », écrit la presse britannique toujours en quête de sensationnel. Pour le Sunday Times (qui avait publié les révélations du technicien de l'atome Mordehai Vanunu sur la centrale nucléaire israélienne de Dimona) et pour la revue de référence en matière de défense et d'armement Jane's Intelligence Review, cela ne fait pas l'ombre d'un doute.
Même si ces affirmations peuvent relever de la guerre psychologique ou simplement de l'intox, il n'en demeure pas moins que le ton monte entre Téhéran et Tel-Aviv. En début de semaine dernière le commandant des gardiens de la révolution menaçait : « Si Israël ose attaquer les installations nucléaires de mon pays, l'Iran répliquera en rasant l'État juif de la surface de la terre. »
Des missiles pour le Hezbollah
L'avertissement est clair. C'est précisément pour se protéger des tirs de missiles iraniens Shahab-3, munis d'une ogive classique ou non conventionnelle, que les militaires israéliens viennent de procéder - avec succès - à un essai sur cible réelle du missile antimissile Arrow. L'essai a eu lieu au large de la ville de Los Angeles. La mise en service de ce missile antimissile, conçu par les ingénieurs israéliens, mais dont la fabrication a été financée en partie par les États-Unis, fait d'Israël le seul pays au monde à posséder un système de défense contre les fusées balistiques. Les Patriot américains n'étant que des missiles antiaériens améliorés, dont les performances ont été jugées peu convaincantes lors de la première guerre du Golfe.
Pendant la dernière réunion du Cabinet israélien, le chef des renseignements militaires indiquait que l'Iran disposera d'une capacité nucléaire entre 2007 et 2009. Cependant, selon quelques spécialistes, le point de non-retour pour l'Iran dans le domaine du nucléaire militaire sera atteint dès 2005. Dans ces circonstances le gouvernement d'Ariel Sharon a pris la décision de ne plus adopter un profil bas, mais, tout au contraire, d'alerter l'opinion publique mondiale. « La menace n'est pas seulement dirigée contre Israël, dit le ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom, mais aussi et surtout contre les pays occidentaux, en particulier d'Europe. »
Le général Aharon Zeevi Farkash, chef des renseignements militaires de Tsahal, l'armée israélienne, devait également dévoiler que l'Iran avait livré au Hezbollah des milliers de lance-roquettes et missiles à courte et moyenne portée. La plupart de ces armes de fabrication iranienne sont déployées au sud du Liban. « Une douzaine de ces missiles, souligne-t-il, sont capables d'atteindre les faubourgs de Tel-Aviv. » Le tir d'un seul de ces missiles vers une ville israélienne sera considéré par l'état-major de Tsahal comme un casus belli. Le Hezbollah, comme ses parrains, l'Iran et la Syrie, en sont parfaitement conscients. L'usage de ces missiles serait pour eux l'arme du dernier recours. Une façon de dissuader les militaires israéliens de détruire les installations nucléaires iraniennes.
Serge RONEN.
(source : Ouest-France)
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Halliburton va payer 7,5 M USD pour tromperie sur ses comptes sous Cheney |
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WASHINGTON - Le groupe américain de services pétroliers Halliburton a accepté ce mardi de payer 7,5 millions de dollars pour régler des accusations de tromperie sur ses comptes à l'époque où il était dirigé par l'actuel vice-président Dick Cheney, a indiqué la commission des opérations de Bourse (SEC).
Halliburton est régulièrement revenu sous les feux d'une actualité au parfum de scandale ces derniers mois. En juillet, le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête sur de présumées activités illégales menées en 1997 et 1998 en Iran, pays dénoncé par Washington pour son appartenance à "l'axe du mal".
(source : AFP)
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Pétrole: l'OPEP disposée à ouvrir ses vannes mais a besoin de temps |
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PARIS - Face à la flambée des cours et à l'envolée inattendue de la demande mondiale de brut, l'OPEP se dit disposée à étendre ses capacités de production, mais les analystes rappellent qu'une telle résolution reste subordonnée à de lourds investissements et à une forte volonté politique.
Le cartel peut se montrer hésitant "s'il n'est pas sûr à 100% que le pétrole est nécessaire", souligne M. Manouchehr. Un excédent de brut pourrait provoquer une dégringolade des cours du type de celle subie en 1998, de sinistre mémoire pour les 11 pays membres de l'OPEP.
Mais une hausse de 1 mbj du "coussin" reste néanmoins possible selon lui. Outre l'Arabie Saoudite, d'autres pays peuvent se mobiliser, comme l'Algérie, la Libye ou même le Nigeria, malgré des troubles sociaux récurrents. L'Iran, les Emirats Arabes Unis et le Qatar en sont également capables dans une certaine mesure.
(source : AFP)
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Quand elles jetteront le voile |
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C'était une image fugitive, dans le wagon-restaurant d'un train de nuit : une jeune femme iranienne réajustait son voile. Ou plus exactement, elle le plaçait en arrière sur sa tête, pour se recoiffer. Tout un symbole : car si les femmes iraniennes, Etat islamique oblige, portent le "hijab", elles laissent de plus en plus souvent les mèches de cheveux s'échapper de l'étoffe.
L'épisode inédit de la série "Des trains pas comme les autres" diffusé hier après-midi sur "France 2", était passionnant à plus d'un titre. En filmant l'Iran, Bernard d'Abrigeon a réussi à mêler avec finesse l'histoire des Perses, les paysages de rêve (comme la forteresse de Bam, juste avant le tremblement de terre de décembre 2003) et l'évolution de la société.
80% des femmes iraniennes sont alphabétisées. Elles représentent 58 % des jeunes qui vont à l'université. Elles n'ont toujours pas le droit de voyager autrement qu'en famille, mais elles conduisent leur voiture en utilisant leur téléphone portable dans les rues de Téhéran et, parfois, osent prendre la main de leur petit ami. Certaines fument même le narguilé sur le pont Khajou, à Ispahan. Un jour, pensait-on en les regardant vivre et rire, elles jetteront le voile, achèteront un jean et prendront le pouvoir.
Béatrice HOUCHARD
(source : Ouest-France)
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Les chrétiens accusent "les étrangers" et "ceux qui sont jaloux de l'Irak" |
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BAGDAD - La petite communauté chrétienne d'Irak accuse sans hésiter "les étrangers" et les "jaloux de l'Irak", qu'il s'agisse des terroristes du réseau Al-Qaïda ou de pays voisins tels que l'Iran ou la Syrie, d'être derrière les attaques coordonnées contre cinq églises dimanche.
"Les frontières sont ouvertes et tous les étrangers peuvent entrer en Irak", ajoute-t-elle. "Les Américains sont responsables, parce qu'ils ont laissé les gens prendre toutes les armes qu'a laissées Saddam Hussein".
Pour le docteur anesthésiste Sabah Noury, 38 ans, musulman chiite employé depuis six ans à l'hôpital, ces attentats anti-chrétiens sont l'oeuvre d'Al-Qaïda et "des gens qui l'aident en Irak".
"Ces gens-là ont une nouvelle religion, une religion qui n'est pas islamique, qui n'a rien à voir avec notre islam", selon le médecin.
"Ce ne sont pas des Irakiens qui font des choses pareilles. Je ne peux pas accuser un pays ou un autre, mais on entend parler de l'Iran, de la Syrie, de l'Afghanistan", déclare Salah Razzouk, un chrétien qui vend des meubles dans le quartier de Tahariyat.
"Des groupes religieux ont commencé à attaquer des usines, puis on a attaqué des vendeurs d'alcool et hier les églises. Je ne sais pas qui c'est, mais depuis le début, on sait que tout cela est exporté par l'Iran. Les imams de Khomeiny viennent en Irak", accuse-t-il.
"La plus grande faute des Américains est d'avoir laissé les frontières ouvertes. Le gouvernement doit frapper fort, aller chercher les armes où elles se trouvent. Les gens, ici, ont l'habitude d'avoir peur", dit-il.
(source : AFP)
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